Kristin Loschert
Loïc Blairon
Jan. Mar. 2026

Les photographies de Kristin Loschert et les sculptures de Loïc Blairon se répondent dans cette exposition comme les deux instruments d’une même partition. Les formes épurées de Loïc Blairon en seraient l’architecture, la basse continue, et les images de Kristin Loschert le contrepoint, mélodique et rythmé.
Ces photographies imprimées sur des bouts d’essais capturent l’errance de jeunes gens dans les rues de Berlin. L’artiste retient de ces silhouettes croisées par hasard des éclats épars, des fragments, qui lui permettront de recomposer l’esquisse d’un visage ; celui d’un aïeul disparu pendant la Seconde Guerre Mondiale, et dont ne subsistent que quelques images. Dans cette série, Kristin Loschert pose aussi son regard sur la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte, un entre-deux éclairé d’une lumière diffuse.
Une lumière semblable enveloppe les pièces de Loïc Blairon. Découpées dans du bois ou prises dans une résine couleur miel, ses scultpures sont des énigmes. Abritent-elles un songe, une pensée silencieuse ? Ces œuvres géométriques dessinent un paysage urbain où les passants anonymes de Kristin Loschert s’avancent, flottent, disparaissent. Cette fugue à deux voix n’est pas sans rappeler certains textes de Nerval ou de Modiano. Là aussi, les personnages se dispersent dans la ville à la recherche d’un fragment de mémoire ou d’une figure disparue.
par Virgile Legavre-Jérôme
Ces photographies imprimées sur des bouts d’essais capturent l’errance de jeunes gens dans les rues de Berlin. L’artiste retient de ces silhouettes croisées par hasard des éclats épars, des fragments, qui lui permettront de recomposer l’esquisse d’un visage ; celui d’un aïeul disparu pendant la Seconde Guerre Mondiale, et dont ne subsistent que quelques images. Dans cette série, Kristin Loschert pose aussi son regard sur la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte, un entre-deux éclairé d’une lumière diffuse.
Une lumière semblable enveloppe les pièces de Loïc Blairon. Découpées dans du bois ou prises dans une résine couleur miel, ses scultpures sont des énigmes. Abritent-elles un songe, une pensée silencieuse ? Ces œuvres géométriques dessinent un paysage urbain où les passants anonymes de Kristin Loschert s’avancent, flottent, disparaissent. Cette fugue à deux voix n’est pas sans rappeler certains textes de Nerval ou de Modiano. Là aussi, les personnages se dispersent dans la ville à la recherche d’un fragment de mémoire ou d’une figure disparue.
par Virgile Legavre-Jérôme